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    <title>Vivre à l'ombre des châteaux - Archives d'Alsace</title>
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    <description>Si elle continue de nous échapper en partie, la vie des hommes et des femmes aux XIe-XIIIe siècles était caractérisée, d’une part, par la primauté du religieux et plus largement du surnaturel, et, d’autre part, par une extrême sobriété qui paraîtrait sans doute inconcevable à nos yeux modernes. Dans les villes commencent à naître les ferments d’une société nouvelle.</description>
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      <title>Vivre à l'ombre des châteaux - Archives d'Alsace</title>
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      <category domain="createdate">Fri, 03 Sep 2021 17:21:18 GMT</category>
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      <category domain="lead">À partir du XIIe siècle, le monde urbain, en retrait depuis la fin de l’Antiquité, connaît un nouvel essor, porté par la croissance démographique et économique : la population des anciennes cités antiques augmente tandis que de nouvelles villes se développent, autour d’une abbaye (Marmoutier, Wissembourg) ou d’un château : c’est par exemple le cas de Haguenau, qui prospère autour du château construit par le duc Frédéric II le Borgne entre 1115 et 1120, ou de Kaysersberg, fondée en 1227 par le bailli impérial Wolfelin en même temps que le château du même nom.&#xD;
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Aux XIe et XIIe siècles, les habitants des villes sont, tout comme ceux des campagnes, soumis à l’autorité d’un ou plusieurs seigneurs (ainsi l’évêque à Strasbourg ou Molsheim), qui prélèvent des taxes et rendent la justice. À partir du XIIIe siècle, l’empereur accorde à certaines villes, à la demande de leurs élites, des privilèges qui limitent les prérogatives des seigneurs traditionnels et ouvrent la voie à l’organisation d’administrations municipales dirigées par les bourgeois (cives), qui prendront leur autonomie dans la seconde moitié du siècle.&#xD;
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À l’ombre des murailles séparant, de façon encore poreuse, villes et campagnes, s’épanouit ainsi une nouvelle société : marchands, changeurs, médecins, manœuvres et artisans employés sur les chantiers urbains…sans oublier l’Église, très présente en ville, où sont établis l’administration épiscopale, les chanoines et les frères mendiants. Prenant progressivement conscience de leur identité, dotées de droits dont sont dépourvus les ruraux, les élites urbaines sont à l’origine de nouvelles mentalités, amenées à modifier en profondeur la société féodale et ses valeurs.</category>
      <category domain="titleh1">Dans les villes, du nouveau</category>
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      <title>Dans les villes, du nouveau</title>
      <description>À partir du XIIe siècle, le monde urbain, en retrait depuis la fin de l’Antiquité, connaît un nouvel essor, porté par la croissance démographique et économique : la population des anciennes cités antiques augmente tandis que de nouvelles villes se développent, autour d’une abbaye (Marmoutier, Wissembourg) ou d’un château : c’est par exemple le cas de Haguenau, qui prospère autour du château construit par le duc Frédéric II le Borgne entre 1115 et 1120, ou de Kaysersberg, fondée en 1227 par le bailli impérial Wolfelin en même temps que le château du même nom.&#xD;
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Aux XIe et XIIe siècles, les habitants des villes sont, tout comme ceux des campagnes, soumis à l’autorité d’un ou plusieurs seigneurs (ainsi l’évêque à Strasbourg ou Molsheim), qui prélèvent des taxes et rendent la justice. À partir du XIIIe siècle, l’empereur accorde à certaines villes, à la demande de leurs élites, des privilèges qui limitent les prérogatives des seigneurs traditionnels et ouvrent la voie à l’organisation d’administrations municipales dirigées par les bourgeois (cives), qui prendront leur autonomie dans la seconde moitié du siècle.&#xD;
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À l’ombre des murailles séparant, de façon encore poreuse, villes et campagnes, s’épanouit ainsi une nouvelle société : marchands, changeurs, médecins, manœuvres et artisans employés sur les chantiers urbains…sans oublier l’Église, très présente en ville, où sont établis l’administration épiscopale, les chanoines et les frères mendiants. Prenant progressivement conscience de leur identité, dotées de droits dont sont dépourvus les ruraux, les élites urbaines sont à l’origine de nouvelles mentalités, amenées à modifier en profondeur la société féodale et ses valeurs.</description>
      <pubDate>Fri, 03 Dec 2021 14:19:08 +0100</pubDate>
      <content:encoded><![CDATA[<p>À partir du XII<sup>e</sup> siècle, le monde urbain, en retrait depuis la fin de l’Antiquité, connaît un nouvel essor, porté par la croissance démographique et économique : la population des anciennes cités antiques augmente tandis que de nouvelles villes se développent, autour d’une abbaye (Marmoutier, Wissembourg) ou d’un château : c’est par exemple le cas de Haguenau, qui prospère autour du château construit par le duc Frédéric II le Borgne entre 1115 et 1120, ou de Kaysersberg, fondée en 1227 par le bailli impérial Wolfelin en même temps que le château du même nom.</p>
<p> </p>
<p>Aux XI<sup>e</sup> et XII<sup>e</sup> siècles, les habitants des villes sont, tout comme ceux des campagnes, soumis à l’autorité d’un ou plusieurs seigneurs (ainsi l’évêque à Strasbourg ou Molsheim), qui prélèvent des taxes et rendent la justice. À partir du XIII<sup>e</sup> siècle, l’empereur accorde à certaines villes, à la demande de leurs élites, des privilèges qui limitent les prérogatives des seigneurs traditionnels et ouvrent la voie à l’organisation d’administrations municipales dirigées par les bourgeois (<em>cives</em>), qui prendront leur autonomie dans la seconde moitié du siècle.</p>
<p> </p>
<p>À l’ombre des murailles séparant, de façon encore poreuse, villes et campagnes, s’épanouit ainsi une nouvelle société : marchands, changeurs, médecins, manœuvres et artisans employés sur les chantiers urbains…sans oublier l’Église, très présente en ville, où sont établis l’administration épiscopale, les chanoines et les frères mendiants. Prenant progressivement conscience de leur identité, dotées de droits dont sont dépourvus les ruraux, les élites urbaines sont à l’origine de nouvelles mentalités, amenées à modifier en profondeur la société féodale et ses valeurs.</p>]]></content:encoded>
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      <category domain="keyitem">aa69a224-83d8-4320-8a6d-703b3fe79239</category>
      <category domain="lead">La vie quotidienne n’apparaît qu’en creux dans les documents qui nous sont parvenus : il faut traquer les indices derrière la prose codifiée des actes, comme cette description inattendue d’un repas de fête servi aux chanoines de Strasbourg figurant à la fin d’une donation de 1100. Les représentations iconographiques, gravées dans la pierre ou peintes dans les manuscrits, peuvent également s’avérer éclairantes : certaines miniatures du Codex Guta-Sintram figurent ainsi des robes aux longues manches évasées, suivant une mode probablement originaire d’Orient et rapportée par les croisés.&#xD;
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Ces sources doivent être mises en relation avec les résultats des fouilles archéologiques, qui étudient les traces architecturales et exhument des objets du quotidien dont l’état souvent fragmentaire impose cependant des interprétations prudentes. Les fouilles archéologiques effectuées dans le quartier du château à Châtenois ou encore dans la maison romane de Rosheim, un des plus anciens vestiges d’habitat civil (1154), ont ainsi contribué à une meilleure connaissance de l’habitat des nobles alsaciens.&#xD;
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Ce sont en effet les puissants qui ont laissé le plus de traces, écrites comme monumentales. Le quotidien et les valeurs des nobles nous sont par conséquent mieux connus : à partir du XIe siècle, la violence intrinsèque au mode de vie des nobles, marqué par la guerre et la chasse, se tempère de valeurs chrétiennes et donne naissance à l’idéal du chevalier mettant son épée au service des pauvres et de Dieu. L’amour courtois (Minne), chanté par des Minnesänger comme Reinmar de Haguenau, Goesli d’Ehenheim, et surtout Gottfried de Strasbourg, auteur du célèbre Tristan, s’épanouit aux XIIe et XIIIe siècles.</category>
      <category domain="titleh1">La vie matérielle</category>
      <category domain="firstpublisheddate">03/09/2021 17:21:03</category>
      <title>La vie matérielle</title>
      <description>La vie quotidienne n’apparaît qu’en creux dans les documents qui nous sont parvenus : il faut traquer les indices derrière la prose codifiée des actes, comme cette description inattendue d’un repas de fête servi aux chanoines de Strasbourg figurant à la fin d’une donation de 1100. Les représentations iconographiques, gravées dans la pierre ou peintes dans les manuscrits, peuvent également s’avérer éclairantes : certaines miniatures du Codex Guta-Sintram figurent ainsi des robes aux longues manches évasées, suivant une mode probablement originaire d’Orient et rapportée par les croisés.&#xD;
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Ces sources doivent être mises en relation avec les résultats des fouilles archéologiques, qui étudient les traces architecturales et exhument des objets du quotidien dont l’état souvent fragmentaire impose cependant des interprétations prudentes. Les fouilles archéologiques effectuées dans le quartier du château à Châtenois ou encore dans la maison romane de Rosheim, un des plus anciens vestiges d’habitat civil (1154), ont ainsi contribué à une meilleure connaissance de l’habitat des nobles alsaciens.&#xD;
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Ce sont en effet les puissants qui ont laissé le plus de traces, écrites comme monumentales. Le quotidien et les valeurs des nobles nous sont par conséquent mieux connus : à partir du XIe siècle, la violence intrinsèque au mode de vie des nobles, marqué par la guerre et la chasse, se tempère de valeurs chrétiennes et donne naissance à l’idéal du chevalier mettant son épée au service des pauvres et de Dieu. L’amour courtois (Minne), chanté par des Minnesänger comme Reinmar de Haguenau, Goesli d’Ehenheim, et surtout Gottfried de Strasbourg, auteur du célèbre Tristan, s’épanouit aux XIIe et XIIIe siècles.</description>
      <pubDate>Fri, 03 Dec 2021 14:18:53 +0100</pubDate>
      <content:encoded><![CDATA[<p>La vie quotidienne n’apparaît qu’en creux dans les documents qui nous sont parvenus : il faut traquer les indices derrière la prose codifiée des actes, comme cette description inattendue d’un repas de fête servi aux chanoines de Strasbourg figurant à la fin d’une donation de 1100. Les représentations iconographiques, gravées dans la pierre ou peintes dans les manuscrits, peuvent également s’avérer éclairantes : certaines miniatures du <em>Codex Guta-Sintram</em> figurent ainsi des robes aux longues manches évasées, suivant une mode probablement originaire d’Orient et rapportée par les croisés.</p>
<p> </p>
<p>Ces sources doivent être mises en relation avec les résultats des fouilles archéologiques, qui étudient les traces architecturales et exhument des objets du quotidien dont l’état souvent fragmentaire impose cependant des interprétations prudentes. Les fouilles archéologiques effectuées dans le quartier du château à Châtenois ou encore dans la maison romane de Rosheim, un des plus anciens vestiges d’habitat civil (1154), ont ainsi contribué à une meilleure connaissance de l’habitat des nobles alsaciens.</p>
<p> </p>
<p>Ce sont en effet les puissants qui ont laissé le plus de traces, écrites comme monumentales. Le quotidien et les valeurs des nobles nous sont par conséquent mieux connus : à partir du XI<sup>e</sup> siècle, la violence intrinsèque au mode de vie des nobles, marqué par la guerre et la chasse, se tempère de valeurs chrétiennes et donne naissance à l’idéal du chevalier mettant son épée au service des pauvres et de Dieu. L’amour courtois (<em>Minne</em>), chanté par des <em>Minnesänger</em> comme Reinmar de Haguenau, Goesli d’Ehenheim, et surtout Gottfried de Strasbourg, auteur du célèbre <em>Tristan</em>, s’épanouit aux XII<sup>e</sup> et XIII<sup>e</sup> siècles.</p>]]></content:encoded>
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      <category domain="lead">La religion chrétienne est au cœur de la vie médiévale, scandée par le baptême, le mariage, les offices et l’enterrement. Les laïcs qui en ont les moyens effectuent des pèlerinages et fondent des messes pour le salut de leur âme : la généralisation de la croyance dans le Purgatoire conduit au XIIIe siècle à la multiplication des indulgences, sortes de « remises de peine » célestes octroyées par l’Église en échange d’offrandes ou de bonnes actions sur terre.&#xD;
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La vie monastique, consacrée à Dieu, est présentée comme un idéal pour le chrétien. Elle connaît un profond renouvellement, puisqu’aux puissantes et anciennes abbayes bénédictines (Andlau, Marmoutier, Mont Sainte-Odile) viennent s’ajouter de nouvelles fondations cisterciennes à partir du XIIe siècle (Lucelle, Neubourg, Pairis). Les monastères sont des foyers intellectuels et artistiques majeurs, comme en attestent aujourd’hui le célèbre Hortus deliciarum, encyclopédie rédigée par l’abbesse de Hohenbourg Herrade dite de Landsberg, et le Codex Guta-Sintram, qui porte le nom de sa rédactrice Guta et de l’enlumineur Sintram, tous deux chanoines au double couvent de Marbach-Schwartzenthann.&#xD;
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À partir du XIe siècle, l’Église entreprend de renforcer son contrôle sur les laïcs : l’encadrement de la population par les prêtres est renforcé avec la densification du réseau des paroisses, dont les églises deviennent le cœur de la vie rurale, tandis que les ordres mendiants s’implantent au XIIIe siècle dans les villes pour y prêcher. Mieux définie, la communauté chrétienne est aussi de plus en plus dure avec ceux qu’elle exclut : la lutte contre les hérésies s’intensifie et le concile de Latran IV impose en 1215 le port d’un signe distinctif à la population juive.</category>
      <category domain="titleh1">Sous le regard de Dieu... et le contrôle de l'Eglise</category>
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      <title>Sous le regard de Dieu... et le contrôle de l'Eglise</title>
      <description>La religion chrétienne est au cœur de la vie médiévale, scandée par le baptême, le mariage, les offices et l’enterrement. Les laïcs qui en ont les moyens effectuent des pèlerinages et fondent des messes pour le salut de leur âme : la généralisation de la croyance dans le Purgatoire conduit au XIIIe siècle à la multiplication des indulgences, sortes de « remises de peine » célestes octroyées par l’Église en échange d’offrandes ou de bonnes actions sur terre.&#xD;
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La vie monastique, consacrée à Dieu, est présentée comme un idéal pour le chrétien. Elle connaît un profond renouvellement, puisqu’aux puissantes et anciennes abbayes bénédictines (Andlau, Marmoutier, Mont Sainte-Odile) viennent s’ajouter de nouvelles fondations cisterciennes à partir du XIIe siècle (Lucelle, Neubourg, Pairis). Les monastères sont des foyers intellectuels et artistiques majeurs, comme en attestent aujourd’hui le célèbre Hortus deliciarum, encyclopédie rédigée par l’abbesse de Hohenbourg Herrade dite de Landsberg, et le Codex Guta-Sintram, qui porte le nom de sa rédactrice Guta et de l’enlumineur Sintram, tous deux chanoines au double couvent de Marbach-Schwartzenthann.&#xD;
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À partir du XIe siècle, l’Église entreprend de renforcer son contrôle sur les laïcs : l’encadrement de la population par les prêtres est renforcé avec la densification du réseau des paroisses, dont les églises deviennent le cœur de la vie rurale, tandis que les ordres mendiants s’implantent au XIIIe siècle dans les villes pour y prêcher. Mieux définie, la communauté chrétienne est aussi de plus en plus dure avec ceux qu’elle exclut : la lutte contre les hérésies s’intensifie et le concile de Latran IV impose en 1215 le port d’un signe distinctif à la population juive.</description>
      <pubDate>Fri, 03 Dec 2021 14:18:39 +0100</pubDate>
      <content:encoded><![CDATA[<p>La religion chrétienne est au cœur de la vie médiévale, scandée par le baptême, le mariage, les offices et l’enterrement. Les laïcs qui en ont les moyens effectuent des pèlerinages et fondent des messes pour le salut de leur âme : la généralisation de la croyance dans le Purgatoire conduit au XIII<sup>e</sup> siècle à la multiplication des indulgences, sortes de « remises de peine » célestes octroyées par l’Église en échange d’offrandes ou de bonnes actions sur terre.</p>
<p> </p>
<p>La vie monastique, consacrée à Dieu, est présentée comme un idéal pour le chrétien. Elle connaît un profond renouvellement, puisqu’aux puissantes et anciennes abbayes bénédictines (Andlau, Marmoutier, Mont Sainte-Odile) viennent s’ajouter de nouvelles fondations cisterciennes à partir du XII<sup>e</sup> siècle (Lucelle, Neubourg, Pairis). Les monastères sont des foyers intellectuels et artistiques majeurs, comme en attestent aujourd’hui le célèbre <em>Hortus deliciarum, </em>encyclopédie rédigée par l’abbesse de Hohenbourg Herrade dite de Landsberg, et le <em>Codex</em> <em>Guta-Sintram, </em>qui porte le nom de sa rédactrice Guta et de l’enlumineur Sintram, tous deux chanoines au double couvent de Marbach-Schwartzenthann.</p>
<p> </p>
<p>À partir du XI<sup>e</sup> siècle, l’Église entreprend de renforcer son contrôle sur les laïcs : l’encadrement de la population par les prêtres est renforcé avec la densification du réseau des paroisses, dont les églises deviennent le cœur de la vie rurale, tandis que les ordres mendiants s’implantent au XIII<sup>e</sup> siècle dans les villes pour y prêcher. Mieux définie, la communauté chrétienne est aussi de plus en plus dure avec ceux qu’elle exclut : la lutte contre les hérésies s’intensifie et le concile de Latran IV impose en 1215 le port d’un signe distinctif à la population juive.</p>]]></content:encoded>
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