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    <title>Le contexte de création des châteaux - Archives d'Alsace</title>
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    <description>A bien des égards, le Moyen Âge nous est aujourd’hui étranger : les habitants de l’Alsace actuelle relevaient alors de l’autorité d’un empereur se réclamant de l’héritage romain, l’Église était une puissance politique et économique et la majorité de la population cultivait la terre. À rebours des clichés, les XIe-XIIIe siècles connaissent une croissance économique importante et une reconfiguration des rapports sociaux et politiques.</description>
    <language>fr-FR</language>
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      <title>Le contexte de création des châteaux - Archives d'Alsace</title>
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      <category domain="keyitem">58816a9a-d152-4d88-9e97-408343e14bf6</category>
      <category domain="lead">À partir du XIe siècle l’Europe connaît une augmentation démographique et une forte croissance économique, essentiellement tirée par le dynamisme des campagnes : les paysans défrichent, cultivent de nouvelles terres et améliorent leur rendement grâce à la généralisation d’innovations antiques telles que la charrue ou le moulin à eau. Ils échangent l’excédent de leur production dans les marchés locaux qui se multiplient.&#xD;
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Loin du cliché d’un monde immobile, la population se déplace beaucoup au cours des XIIe et XIIIe siècles : pour se rendre au marché voisin, effectuer un pèlerinage auprès des reliques conservées dans l’abbaye locale…ou en Terre sainte ; des marchands de profession sillonnent les routes européennes. Les fondations d’auberges et d’hospices se multiplient pour accueillir ces voyageurs au long cours.&#xD;
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L’encadrement de la société par la seigneurie contribue à cet essor économique : prélevant une part de la production des paysans sous sa dépendance et taxant les voyageurs qui empruntent les ponts et les routes qu’il entretient, le seigneur, qu’il soit laïc ou ecclésiastique, réinvestit ses bénéfices dans des achats de luxe ou des chantiers prestigieux, tels que châteaux ou cathédrales, et participe ainsi à la monétarisation de l’économie. Abbés et abbesses en particulier se révèlent des gestionnaires avisés et ont laissé de nombreux documents rédigés pour administrer leurs terres.</category>
      <category domain="titleh1">Un monde dynamique</category>
      <category domain="firstpublisheddate">03/09/2021 17:21:56</category>
      <title>Un monde dynamique</title>
      <description>À partir du XIe siècle l’Europe connaît une augmentation démographique et une forte croissance économique, essentiellement tirée par le dynamisme des campagnes : les paysans défrichent, cultivent de nouvelles terres et améliorent leur rendement grâce à la généralisation d’innovations antiques telles que la charrue ou le moulin à eau. Ils échangent l’excédent de leur production dans les marchés locaux qui se multiplient.&#xD;
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Loin du cliché d’un monde immobile, la population se déplace beaucoup au cours des XIIe et XIIIe siècles : pour se rendre au marché voisin, effectuer un pèlerinage auprès des reliques conservées dans l’abbaye locale…ou en Terre sainte ; des marchands de profession sillonnent les routes européennes. Les fondations d’auberges et d’hospices se multiplient pour accueillir ces voyageurs au long cours.&#xD;
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L’encadrement de la société par la seigneurie contribue à cet essor économique : prélevant une part de la production des paysans sous sa dépendance et taxant les voyageurs qui empruntent les ponts et les routes qu’il entretient, le seigneur, qu’il soit laïc ou ecclésiastique, réinvestit ses bénéfices dans des achats de luxe ou des chantiers prestigieux, tels que châteaux ou cathédrales, et participe ainsi à la monétarisation de l’économie. Abbés et abbesses en particulier se révèlent des gestionnaires avisés et ont laissé de nombreux documents rédigés pour administrer leurs terres.</description>
      <pubDate>Fri, 03 Dec 2021 14:16:14 +0100</pubDate>
      <content:encoded><![CDATA[<p>À partir du XI<sup>e</sup> siècle l’Europe connaît une augmentation démographique et une forte croissance économique, essentiellement tirée par le dynamisme des campagnes : les paysans défrichent, cultivent de nouvelles terres et améliorent leur rendement grâce à la généralisation d’innovations antiques telles que la charrue ou le moulin à eau. Ils échangent l’excédent de leur production dans les marchés locaux qui se multiplient.</p>
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<p>Loin du cliché d’un monde immobile, la population se déplace beaucoup au cours des XII<sup>e</sup> et XIII<sup>e</sup> siècles : pour se rendre au marché voisin, effectuer un pèlerinage auprès des reliques conservées dans l’abbaye locale…ou en Terre sainte ; des marchands de profession sillonnent les routes européennes. Les fondations d’auberges et d’hospices se multiplient pour accueillir ces voyageurs au long cours.</p>
<p> </p>
<p>L’encadrement de la société par la seigneurie contribue à cet essor économique : prélevant une part de la production des paysans sous sa dépendance et taxant les voyageurs qui empruntent les ponts et les routes qu’il entretient, le seigneur, qu’il soit laïc ou ecclésiastique, réinvestit ses bénéfices dans des achats de luxe ou des chantiers prestigieux, tels que châteaux ou cathédrales, et participe ainsi à la monétarisation de l’économie. Abbés et abbesses en particulier se révèlent des gestionnaires avisés et ont laissé de nombreux documents rédigés pour administrer leurs terres.</p>]]></content:encoded>
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      <category domain="keyitem">103ced1b-2720-40f1-a0fc-d6b5e02f701a</category>
      <category domain="lead">Au cours des Xe et XIe siècles, l’Église, qui détient un quasi-monopole sur l’écrit, théorise l’organisation de la société : du fait de sa vocation spirituelle et de sa proximité avec le divin, le clergé, séculier et régulier, est placé en tête de l’ordre social. C’est une puissance avec laquelle il faut compter : les évêques ont un pouvoir politique important tandis qu’abbayes et églises s’enrichissent grâce aux donations des fidèles.&#xD;
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L’Église insiste également à partir du XIe siècle sur la séparation entre clercs et laïcs, pourtant loin d’être évidente : évêques, abbés et abbesses partagent avec les grandes familles nobles dont ils sont issus une culture commune…et l’on voit par exemple l’évêque de Strasbourg Berthold Ier de Teck combattre à la tête de ses troupes ! Le clergé légitime en outre le pouvoir des nobles, en mettant l’histoire de leur lignée par écrit et en perpétuant le souvenir de leurs défunts.&#xD;
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Du côté des laïcs, les puissants sont d’abord représentés par les grandes familles aristocratiques, qui se réclament d’ascendants prestigieux, cumulent les biens et exercent leur pouvoir sur des régions entières, comme les Hohenstaufen ou les Eguisheim-Dabo, comtes d’Alsace depuis le VIIIe siècle. Des familles nobles à l’ancrage plus local s’épanouissent à leur service au XIIe siècle : ils adossent leur identité sur le port des armes à cheval, et bientôt sur le château qu’ils gardent pour leurs seigneurs.&#xD;
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Le reste de la population, qui en est aussi l’immense majorité, ne fait que rarement entendre sa voix : les gens ordinaires n’apparaissent dans les documents qu’à l’occasion du recensement des redevances qu’ils doivent aux puissants, ou d’une transaction concernant la terre qu’ils cultivent. Essentiellement rurale, la population est en effet entrée, au XIe siècle, sous la dépendance des seigneurs, des puissants laïques ou ecclésiastiques qui lui imposent leur protection en échange de prélèvements sur sa production économique.</category>
      <category domain="titleh1">L'abbé, l'évêque, le noble et le paysan</category>
      <category domain="firstpublisheddate">03/09/2021 17:21:39</category>
      <title>L'abbé, l'évêque, le noble et le paysan</title>
      <description>Au cours des Xe et XIe siècles, l’Église, qui détient un quasi-monopole sur l’écrit, théorise l’organisation de la société : du fait de sa vocation spirituelle et de sa proximité avec le divin, le clergé, séculier et régulier, est placé en tête de l’ordre social. C’est une puissance avec laquelle il faut compter : les évêques ont un pouvoir politique important tandis qu’abbayes et églises s’enrichissent grâce aux donations des fidèles.&#xD;
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L’Église insiste également à partir du XIe siècle sur la séparation entre clercs et laïcs, pourtant loin d’être évidente : évêques, abbés et abbesses partagent avec les grandes familles nobles dont ils sont issus une culture commune…et l’on voit par exemple l’évêque de Strasbourg Berthold Ier de Teck combattre à la tête de ses troupes ! Le clergé légitime en outre le pouvoir des nobles, en mettant l’histoire de leur lignée par écrit et en perpétuant le souvenir de leurs défunts.&#xD;
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Du côté des laïcs, les puissants sont d’abord représentés par les grandes familles aristocratiques, qui se réclament d’ascendants prestigieux, cumulent les biens et exercent leur pouvoir sur des régions entières, comme les Hohenstaufen ou les Eguisheim-Dabo, comtes d’Alsace depuis le VIIIe siècle. Des familles nobles à l’ancrage plus local s’épanouissent à leur service au XIIe siècle : ils adossent leur identité sur le port des armes à cheval, et bientôt sur le château qu’ils gardent pour leurs seigneurs.&#xD;
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Le reste de la population, qui en est aussi l’immense majorité, ne fait que rarement entendre sa voix : les gens ordinaires n’apparaissent dans les documents qu’à l’occasion du recensement des redevances qu’ils doivent aux puissants, ou d’une transaction concernant la terre qu’ils cultivent. Essentiellement rurale, la population est en effet entrée, au XIe siècle, sous la dépendance des seigneurs, des puissants laïques ou ecclésiastiques qui lui imposent leur protection en échange de prélèvements sur sa production économique.</description>
      <pubDate>Fri, 03 Dec 2021 14:15:52 +0100</pubDate>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Au cours des X<sup>e</sup> et XI<sup>e</sup> siècles, l’Église, qui détient un quasi-monopole sur l’écrit, théorise l’organisation de la société : du fait de sa vocation spirituelle et de sa proximité avec le divin, le clergé, séculier et régulier, est placé en tête de l’ordre social. C’est une puissance avec laquelle il faut compter : les évêques ont un pouvoir politique important tandis qu’abbayes et églises s’enrichissent grâce aux donations des fidèles.</p>
<p> </p>
<p>L’Église insiste également à partir du XI<sup>e</sup> siècle sur la séparation entre clercs et laïcs, pourtant loin d’être évidente : évêques, abbés et abbesses partagent avec les grandes familles nobles dont ils sont issus une culture commune…et l’on voit par exemple l’évêque de Strasbourg Berthold I<sup>er</sup> de Teck combattre à la tête de ses troupes ! Le clergé légitime en outre le pouvoir des nobles, en mettant l’histoire de leur lignée par écrit et en perpétuant le souvenir de leurs défunts.</p>
<p> </p>
<p>Du côté des laïcs, les puissants sont d’abord représentés par les grandes familles aristocratiques, qui se réclament d’ascendants prestigieux, cumulent les biens et exercent leur pouvoir sur des régions entières, comme les Hohenstaufen ou les Eguisheim-Dabo, comtes d’Alsace depuis le VIII<sup>e</sup> siècle. Des familles nobles à l’ancrage plus local s’épanouissent à leur service au XII<sup>e</sup> siècle : ils adossent leur identité sur le port des armes à cheval, et bientôt sur le château qu’ils gardent pour leurs seigneurs.</p>
<p> </p>
<p>Le reste de la population, qui en est aussi l’immense majorité, ne fait que rarement entendre sa voix : les gens ordinaires n’apparaissent dans les documents qu’à l’occasion du recensement des redevances qu’ils doivent aux puissants, ou d’une transaction concernant la terre qu’ils cultivent. Essentiellement rurale, la population est en effet entrée, au XI<sup>e</sup> siècle, sous la dépendance des seigneurs, des puissants laïques ou ecclésiastiques qui lui imposent leur protection en échange de prélèvements sur sa production économique.</p>]]></content:encoded>
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      <category domain="lead">L’empire romain chrétien (IVe-Ve siècles) et l’empire carolingien (IXe siècle) offrent aux siècles suivants le modèle d’une chrétienté unifiée sous un même souverain. Le morcellement de l’empire de Charlemagne en différents royaumes de plus en plus indépendants, ainsi que la séparation progressive entre les Églises romaine et orientale, définitive après l’excommunication respective du pape et du patriarche de Byzance en 1054, font cependant s’éloigner la perspective d’un nouvel empire chrétien. Les ambitions de l’Église et des souverains ne sont pas découragées pour autant : en 962 le roi de Germanie Otton Ier est couronné empereur des Romains par le pape.&#xD;
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En restaurant le titre impérial avec l’appui de l’Église, Otton prétend à l’exercice d’un pouvoir universel sur tous les chrétiens. Dans les faits, il contrôle d’une façon plus ou moins lâche une mosaïque de principautés, qui s’étendent en Allemagne, en France et en Italie actuelles, et dont l’Alsace fait partie. Élus par les princes et couronnés par le pape, les successeurs d’Otton jouissent d’un prestige indéniable et sont à la tête d’un territoire dont l’immensité et la diversité rendent le gouvernement difficile.&#xD;
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Soutien de l’empereur qui approuve l’élection du pape et des évêques, l’Église veut s’émanciper de sa tutelle à partir de la fin du XIe siècle : le pape Grégoire VII (1073-1085) et ses successeurs affirment ainsi la prééminence du pouvoir pontifical sur le pouvoir impérial et revendiquent la souveraineté sur une partie de l’Italie. L’affrontement, spirituel et politique, entre l’empereur et le pape scande les siècles suivants et dégénère en conflit armé au XIIIe siècle.</category>
      <category domain="titleh1">La construction des châteaux</category>
      <category domain="titleshort">Salle 1</category>
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      <title>Empereur vs pape : du duo au duel</title>
      <description>L’empire romain chrétien (IVe-Ve siècles) et l’empire carolingien (IXe siècle) offrent aux siècles suivants le modèle d’une chrétienté unifiée sous un même souverain. Le morcellement de l’empire de Charlemagne en différents royaumes de plus en plus indépendants, ainsi que la séparation progressive entre les Églises romaine et orientale, définitive après l’excommunication respective du pape et du patriarche de Byzance en 1054, font cependant s’éloigner la perspective d’un nouvel empire chrétien. Les ambitions de l’Église et des souverains ne sont pas découragées pour autant : en 962 le roi de Germanie Otton Ier est couronné empereur des Romains par le pape.&#xD;
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En restaurant le titre impérial avec l’appui de l’Église, Otton prétend à l’exercice d’un pouvoir universel sur tous les chrétiens. Dans les faits, il contrôle d’une façon plus ou moins lâche une mosaïque de principautés, qui s’étendent en Allemagne, en France et en Italie actuelles, et dont l’Alsace fait partie. Élus par les princes et couronnés par le pape, les successeurs d’Otton jouissent d’un prestige indéniable et sont à la tête d’un territoire dont l’immensité et la diversité rendent le gouvernement difficile.&#xD;
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Soutien de l’empereur qui approuve l’élection du pape et des évêques, l’Église veut s’émanciper de sa tutelle à partir de la fin du XIe siècle : le pape Grégoire VII (1073-1085) et ses successeurs affirment ainsi la prééminence du pouvoir pontifical sur le pouvoir impérial et revendiquent la souveraineté sur une partie de l’Italie. L’affrontement, spirituel et politique, entre l’empereur et le pape scande les siècles suivants et dégénère en conflit armé au XIIIe siècle.</description>
      <pubDate>Fri, 03 Dec 2021 14:15:17 +0100</pubDate>
      <content:encoded><![CDATA[<p>L’empire romain chrétien (IV<sup>e</sup>-V<sup>e</sup> siècles) et l’empire carolingien (IX<sup>e</sup> siècle) offrent aux siècles suivants le modèle d’une chrétienté unifiée sous un même souverain. Le morcellement de l’empire de Charlemagne en différents royaumes de plus en plus indépendants, ainsi que la séparation progressive entre les Églises romaine et orientale, définitive après l’excommunication respective du pape et du patriarche de Byzance en 1054, font cependant s’éloigner la perspective d’un nouvel empire chrétien. Les ambitions de l’Église et des souverains ne sont pas découragées pour autant : en 962 le roi de Germanie Otton I<sup>er</sup> est couronné empereur des Romains par le pape.</p>
<p> </p>
<p>En restaurant le titre impérial avec l’appui de l’Église, Otton prétend à l’exercice d’un pouvoir universel sur tous les chrétiens. Dans les faits, il contrôle d’une façon plus ou moins lâche une mosaïque de principautés, qui s’étendent en Allemagne, en France et en Italie actuelles, et dont l’Alsace fait partie. Élus par les princes et couronnés par le pape, les successeurs d’Otton jouissent d’un prestige indéniable et sont à la tête d’un territoire dont l’immensité et la diversité rendent le gouvernement difficile.</p>
<p> </p>
<p>Soutien de l’empereur qui approuve l’élection du pape et des évêques, l’Église veut s’émanciper de sa tutelle à partir de la fin du XI<sup>e</sup> siècle : le pape Grégoire VII (1073-1085) et ses successeurs affirment ainsi la prééminence du pouvoir pontifical sur le pouvoir impérial et revendiquent la souveraineté sur une partie de l’Italie. L’affrontement, spirituel et politique, entre l’empereur et le pape scande les siècles suivants et dégénère en conflit armé au XIII<sup>e</sup> siècle.</p>]]></content:encoded>
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